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 Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...

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Laurent Deneu
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Jeu 15 Sep 2016, 10:36


Tiens, l'horloge du site donne 8h34 pour mon précédent message alors que mon ordi indiquait 10h34...
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Saiun
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Ven 16 Sep 2016, 08:58

Normal, l'hébergeur du site du Taulier est aux ïles Caïmans... Ce qui explique le jet-lag... Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy clown clown
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Laurent Deneu
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Ven 16 Sep 2016, 14:33

tongue
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Sam 17 Sep 2016, 11:20

OU l'on reparle de la chenillette...


Contexte historique

Créées à Paris en 1943 par le Commissariat général à la Jeunesse qui veut donner aux jeunes une éducation vichyssoise, elles rassemblent des volontaires, jeunes gens et jeunes filles désirant apporter leur aide aux Français victimes des bombardements aériens. Ces jeunes interviennent en liaison étroite avec la Croix rouge sur les lieux des bombardements de la région parisienne. Ils dégagent et transportent les victimes, organisent les centres de secours, identifient les morts. Le témoignage de l'un d'entre eux, Michel de Rocquigny, nous éclaire sur la nature de ces activités : "Affectés aux "équipes techniques" en notre qualité d'élèves architectes, notre bagage est encore bien mince pourtant, nous avons à charge de définir les modalités de déblaiement pour tenter d'éviter des écroulements supplémentaires au cours des opérations".
Un autre étudiant, Pierre Mieg, décrit ainsi son engagement : "Les bombardements autour de Paris s'amplifiant (…), je rameute des amis et nous nous engageons dans les Equipes Nationales comme volontaires de la Défense Passive. Notre centre de ralliement était la gendarmerie du Bd Exelmans dans le XVIe où nous disposions de moto-pompes et de camions. En outre nous recevions des casques, bottes de caoutchouc et treillis jaunes avec un précieux laissez-passer, qui, dorénavant nous sera très utile. Dans cette unité nous participons durant 20 heures au déblaiement de Noisy-le-Sec, 17 heures à la Chapelle (…) et pendant 24 heures aux déblaiements de Sartrouville".

Cette couverture de pompiers de défense passive est particulièrement intéressante car elle permet tous les déplacements, toutes les réunions, sans danger vis-à-vis des polices allemande et française. De fait, ces équipes nationales, animées d'un net élan patriotique, basculent facilement dans la Résistance. La perspective de plus en plus évidente de la Libération les amène à s'organiser en vue des combats. Ainsi, grâce à diverses complicités, Pierre Mieg parvient à constituer un assortiment de véhicules et de matériels, dont une chenillette d'infanterie, treize side-cars et une ambulance. Un certain Verdier, PDG de Gnome et Rhône, est pour beaucoup dans cet approvisionnement. Le fils de ce dernier, Jean-Gérard Verdier, a, lui aussi, pris la direction d'une "section motorisée" comprenant une quarantaine de jeunes gens. Verdier a recruté François Azan, un jeune Saint-Cyrien puis d'autres jeunes gens. Son groupe comme celui de Mieg est placé sous l'autorité de Ceux de la Libération. Avec l'aide de son père, Jean-Gérard Verdier organise leur équipement en side-cars militaires, soustraits pièce par pièce à l'usine de Gennevilliers. Une équipe d'ouvriers spécialisés vient assembler les pièces détachées. Le poste de commandement a été installé dans un petit hôtel particulier possédant de vastes ateliers, rue des Pâtures dans le (XVIe arrondissement). D'après un témoignage, le peloton Verdier possédait 15 side-cars neufs, trois grosses motos soustraites à une commande pour la garde de Laval et des 1.100 cm3.

Après le débarquement du 6 juin 1944, ils profitent de la désorganisation chez l'ennemi pour organiser des coups de mains et s'approvisionner en essence et en armes dans les dépôts allemands. Lors de l'insurrection parisienne, ils n'attaquent que de petits groupes d'Allemands pour créer un climat d'insécurité. L'un d'entre eux Michel Aubry détaché à l'Hôtel de Ville détruit un char allemand. A l'arrivée de la division Leclerc, ils se mettent à leur disposition pour les renseigner. Ils participent également au nettoyage des toits rue la Fontaine, avenues Mozart, Paul Doumer et Victor Hugo. Les tireurs isolés, miliciens et Allemands en civil sont encore nombreux et deviennent les "tireurs des toits". Azan, Verdier, Maret s'engagent dans la 2e division blindée et intègrent l'escadron de protection du général Leclerc commandé par le capitaine de Boissieu. De son côté, le groupe de Pierre Mieg devient la 1ère compagnie du IIe Bataillon de Choc.





Christine Levisse-Touzé in DVD-ROM La Résistance en Ile-de-France, AERI, 2004


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Laurent Deneu
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Dim 18 Sep 2016, 09:36

Bonjour,

Très intéressant.

Donc à priori rien de sulfureux avec cette croix celtique donc, mais la croix de Lorraine n'aura été ajoutée que pour les combats de la Libération, je suppose.
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Dim 18 Sep 2016, 20:11

Alors là, pour la recherche, Chapeau!!!
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Lun 19 Sep 2016, 09:38

La page wiki de la section motorisée du XVIe, ou une fois de plus une ou la Chenillette fait parler d'elle... et où l'on retrouve la trace de Michel Aubry, deja pourvoyeur en blindé divers!!
Section motorisée du XVIe


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La section motorisée du XVIe a été créée fin 1943, par Jean-Gérard Verdier dans le cadre des « Équipes nationales ». Cette section, constituée de 38 jeunes Parisiens a eu une mission de défense passive dans l'Ouest parisien, avant de participer à la Libération de Paris, intégrée à la 2e DB du général Leclerc. Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, déclare en août 2013 qu'elle « participa de ce mouvement populaire unique qui vit le rassemblement des insurgés, des résistants et des soldats français et étrangers pour, dans un même mouvement, libérer le pays et l’Europe du joug nazi »[1].

Création


La section motorisée du XVIe fut une initiative personnelle de jeunes animés de la volonté de chasser l’occupant et qui la réalisèrent. Leur mission de défense passive fut à l’origine de leur action de Résistance et ils n’appartenaient à aucun mouvement. C’est là l’exemple de ces mouvements de Résistance qui se créèrent spontanément et efficacement en vue des combats de la Libération[2]

En 1943, le secrétariat à la Jeunesse crée les « Équipes nationales »[3] qui ont pour objet de rassembler les « jeunes volontaires désirant apporter leur aide aux Français victimes indirectes d'opérations alliées ». Ces Équipes intervenaient essentiellement, en liaison avec la Croix-Rouge, lors de bombardements sur les gares de triage de la région parisienne: dégagement et transport des victimes, organisation des centres de secours, identification des morts, etc.

En l'absence de transports publics susceptibles d'amener ces volontaires à pied d’œuvre de jour comme de nuit, une section motorisée, comprenant une quarantaine de jeunes gens, fut bientôt mise sur pied dans le 16e arrondissement et dotée de vélomoteurs.

C'est Jean-Gérard Verdier, alors âgé de 19 ans et déjà fort de son expérience dans la Défense passive, qui prend l'initiative et la direction de cette unité, dont il installe le QG dans un petit hôtel particulier, possédant de vastes ateliers, situé 6, rue des Pâtures dans le 16e arrondissement de Paris[7]. Avec François Azan, rencontré cette fin d'année 1943, Michel d’Ornano, Jean-Louis Chavy, Claude de Marne, François Clerc, Jean-Léonard Blancher, Gérard Hommel, son frère Dominique et quelques autres, il forme ainsi le groupe initial de la « Section motorisée du XVIe ».

Orientation militaire.

Réalisant le parti que la Résistance pouvait tirer d'une telle organisation (uniformes, laissez-passer permanents, mobilité, couverture officielle), Jean-Gérard Verdier donné rapidement à la Section Motorisée (S.M.) une nouvelle orientation[2] :

dès le début de 1944, il confie à François Azan, jeune saint-cyrien, la mission de donner une formation militaire à la Section motorisée et prendre le commandement sur ce terrain[8] ;
il organise avec son père, Louis Verdier, PDG de Gnôme et Rhône, l'équipement de la Section motorisée en side-cars militaires, type dragons portés et deux motos de 750 cm3, clandestinement soustraits pièce par pièce, malgré la surveillance allemande, à l’usine de Gennevilliers[9].
François Azan s'assure des sentiments patriotiques des équipiers et procède également à des recrutements complémentaires, en particulier celui de Victor Raveau, un des anciens de Saint-Cyr, et celui de l'aspirant de Berne Lagarde, qui avait participé aux combats de Saumur en 1940 et possédait ainsi l'expérience du feu. Une discipline militaire est instaurée, et l'instruction militaire de base dispensée à tous.

Simultanément, les seize side-cars sont amenés en pièces détachées rue des Pâtures. Certaines de ces pièces sont transportées dans l'ambulance de Gnôme et Rhône, conduite par Jean-Gérard Verdier. Les pièces sont ensuite remontées par les équipiers, sous la direction de Gustave Bernard, l'un des mécaniciens de Guynemer, et d'Antoine et Joseph Trombetta, tous trois détachés de l'usine de Gennevilliers. Grâce à l'uniforme des Équipes nationales, les sorties d'entraînement sur side-cars, qui commencent en mai 1944, n'attirent pas l'attention des Allemands. Ceci est probablement dû au fait que la Section motorisée continuait, presque quotidiennement et en uniforme, à remplir ses missions officielles de défense passive.

La Section motorisée intervient principalement à la porte de Saint-Cloud et dans les communes de Villacoublay, Meudon, Longchamp, Gennevilliers, Villeneuve-Saint-Georges et Noisy-le-Sec.

Le 6 juin 1944, lors du débarquement des alliés en Normandie, Jean-Gérard Verdier et François Azan estiment qu'il est temps, en profitant de la désorganisation qui s'instaure dans les unités allemandes de Paris, de constituer un stock d'armes et d'essence. La Section motorisée ne dispose en effet à cette date que de deux mitraillettes Sten et de quelques pistolets (obtenus par François Azan et qui proviennent d'une part d'un parachutage dans le Loiret, d'autre part d'un groupe FFI du 16e), ainsi que d'une centaine de litres d'essence attribués au titre de la défense passive.

Sur la base des renseignements apportés quotidiennement par les équipiers, ou par les voisins, plusieurs coups de main sont effectués par la Section motorisée, notamment :

environ 200 litres d'essence sont enlevés dans un garage allemand de la rue des Réservoirs (Paris 16e) après que la sentinelle allemande eut été assommée à coups de clé à molette ;
le 13 août, un coup de main nocturne sur un dépôt allemand de la rue de Chaillot faillit mal tourner : Jean-Gérard Verdier, François Azan, Chavy, Léonard Blancher et un civil Picard, sachant le bâtiment évacué par son poste de garde allemand, s'y rendent immédiatement et commencent à charger armes et munitions dans leurs side-cars. A ce moment-là, survint une patrouille de la Kriegsmarine. Celle-ci les arrête et les conduit dans le camp retranché du Plaza Athénée tenu par un détachement de l'infanterie de marine allemande. Pris les armes à la main et susceptibles d'être exécutés sur le champ, les intéressés ne durent qu'à diverses coïncidences heureuses et au talent en langue allemande de Jean-Gérard Verdier d'être relâchés vers 3 heures du matin. Les side-cars qui avaient été abandonnés rue de Chaillot, furent emmenés par un détachement de SS et retrouvés le lendemain cours la Reine au sein de cette même unité ; après palabres avec les SS, les side-cars furent récupérés par la Section motorisée et regagnèrent la rue des Pâtures ;
le 19 août 1944, en allant visiter avec l'aide du concierge, les caves d'un immeuble de la rue de la Faisanderie, dont les étages supérieurs étaient occupés par la Gestapo. De cette expédition, ils rapportèrent à la Section motorisée en deux rotations plusieurs mitraillettes Sten, une cinquantaine de revolvers Smith et Weston ainsi que plusieurs tonnelets de munitions provenant de parachutage alliés.
Le chef Léonard Blancher et les équipiers D. Verdier, Gérard et Philippe Hommel qui effectuaient une mission de ravitaillement en vivres furent mitraillés à plusieurs reprises, notamment place Saint-Augustin. Là encore, la chance fut de leur côté.

Lors d'un mission d'information destinée à la population parisienne (couvre-feu), le 22 août 1944, le chef Chavy et Dominique Verdier, le frère de Jean-Gérard, furent arrêtés place d'Iéna par un détachement SS, conduit à leur PC et ils ne furent relâchés qu'après plusieurs heures de détention.

Libération de Paris

Encouragés et endurcis par leurs premiers succès et par l’approche des armées alliées, les membres de la Section motorisée sont prêts à s’engager de plus en plus. Jean-Gérard Verdier et François Azan décident toutefois d’agir avec calme, de n’attaquer que de petits groupes allemands pour créer un climat d’insécurité et rassembler le maximum de renseignements sur le dispositif ennemi en vue de l’arrivée des alliés. C’est ainsi que des détachements allemands qui refluent de Normandie sont mitraillées à plusieurs reprises sur les boulevards extérieurs sud-ouest de Paris, et que le tunnel de Montretout (départ de l'autoroute de l'Ouest) est visité sur toute sa longueur par Raveau et Chavy qui empêchent les Allemands de le faire sauter, ce qui aurait eu des conséquences dramatiques. Simultanément, plusieurs liaisons, qui essuient le feu ennemi, sont assurées avec l’hôtel de ville où l'insurrection éclate. L'équipier Michel Aubry, détaché à l’hôtel de ville se distingue avant et pendant la Libération, en détruisant notamment un char allemand, ce dont le félicite le général de Gaulle. Le 23 août, la Section motorisée participe au ravitaillement de la mairie du XVIe[10],[2].

Dès l'arrivée des chars de la division Leclerc par les portes d'Orléans et de Versailles (le PC de la rue des Pâtures donnait sur l'avenue de Versailles), sur les dernières instructions de Jean-Gérard Verdier et François Azan, les différents groupes de combat de la Section motorisée se rendent aux portes de Paris pour guider les blindés dans la capitale. Ils se font reconnaître et s’intègrent séparément aux unités rencontrées, leur apportent renseignement et éclairage sur les points de résistance allemands, et participent à leurs côtés aux combats de la Libération de Paris, notamment de la place de l’Étoile, des Invalides et de l’École militaire.

La libération de la capitale achevée, le matériel de guerre pris aux Allemands par la Section motorisée est remis aux autorités militaires contre un bon de décharge conservé par l'aspirant de Berne Lagarde. Ce matériel comprenait notamment deux chars français de 13 tonnes, une chenillette et sa remorque, un camion tous terrains Laffly, quatre canons de 42 mm, un canon automatique de 2 mm D,C,A et D,C,B,, cinq mitrailleurs, des fusils-mitrailleurs et un grand nombre de fusils, grenades, etc.


La Division Leclerc

La Section motorisée devenue une unité militaire expérimentée, tous ses membres souhaitent continuer la poursuite de la guerre jusqu'à la victoire finale. Dès le 27 août 1944, François Azan, ayant revêtu sa tenue de Saint-Cyrien, se présente à l’État-major de la 2e DB installé dans la caserne de Latour-Maubourg. Il expose les actions de la Section motorisée au commandant Quiliquini, chef du Ier Bureau, en présence du capitaine Alain de Boissieu. Ces officiers sont très intéressés par ce récit, et après en avoir informé le général Leclerc qui donne immédiatement son accord, ils décident:

d'affecter immédiatement Jean-Gérard Verdier, François Azan et Maret à l'escadron de protection du général Leclerc, commandé par le capitaine de Boissieu ;
de constituer avec l'ensemble des autres personnels de la Section motorisée et de leur matériel le 5e peloton de Circulation Routière (DCR 5) de la Division, une des deux unités de Forces Françaises Libres (FFI). Ce peloton étant placé sous le commandement du sous-lieutenant de Berne-Lagarde.
Dès les premiers jours de septembre 1944, tous quittent Paris avec les unités de la 2e DB dans les rangs desquels ils font campagne jusqu'à la fin des hostilités. De son côté, Raveau ayant repris contact avec l'ORA, est affecté au 8e B.C.P. Cette unité, incorporée à l'Armée Patton, poursuit également la guerre jusqu'à la fin.

38 jeunes Parisiens


La Section motorisée a successivement permis aux jeunes Parisiens qui s'y sont regroupés :

de s'y dévouer pour les habitants de la capitale, lors des bombardements alliés de 1944 sur les objectifs militaires de la région parisienne ;
d'acquérir une grande cohésion qui, jointe à l'enthousiasme de la jeunesse et à une importante aide extérieure, a permis de constituer, en plein Paris occupé, de groupes de combat équipés de seize side-cars militaires et armés de mitraillettes et de pistolets ;
de mener, dès le début août, de leur propre initiative, diverses opérations de harcèlement sur les troupes allemandes en retraite, puis de s'engager, à partir du 20 août, dans les combats de la Libération de Paris ;
d'intégrer enfin, en corps constitué, la 2e Division Blindée du général Leclerc au début de septembre 1944, et de poursuivre ainsi la guerre jusqu'à la victoire de mai 1945.
Ses 38 membres étaient :

Jean-Gérard Verdier (né en 1924)
chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, Croix de Guerre, Médaillé de la Résistance, cofondateur et participant à l'organisation, au commandement et à la mise en action de la Section motorisée du 1er janvier 1944 au 28 août 1944, date de son incorporation à la 2e DB du Général Leclerc à titre volontaire.
François Paul Louis Azan (né le 9 octobre 1921 à Paris). Capitaine de l'Armée Blindée Cavalerie (H), chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre, Médaillé de la Résistance. Saint-cyrien de facto mis à la porte de son École dissoute par les Allemands en 1942. Il est recruté en 1943 comme agent de renseignements sous le pseudonyme de Francis dans un réseau en liaison avec Londres (missions aux chantiers de construction maritime de Meulain-les-Mureaux), puis avec le groupe ORA des Saint-Cyriens Croix de Provence (oct 1943- mars 1944). Il participera à des missions de renseignements aux chantiers de construction maritime de Meulain-les-Mureaux (à la SNCF). Il participe à l'organisation, à la mise en action et au commandement comme lieutenant de la section motorisée de résistance (février 1944), à laquelle il a su communiquer son entrain et son audace. Il prend part le 13 août à un coup de nuit sur un dépôt d'armes allemand; a été fait prisonnier et a réussi à s'échapper par sang-froid. Il prend part à un autre coup le 19 août, puis, au cours de la Libération de Paris, à de nombreux engagements au cours de la Libération de Paris. Il est engagé volontaire le 26 aout 1944 à la 2e DB. Il est titulaire de plusieurs décorations : Médaille de la résistance (JO no 175 du 26 juillet 1947. Décret 31 mars 1947); Croix de Guerre. Citation à l'ordre de la division (OG no 60 du 30.05.1947 du Général Commandant la 1re RM).
Victor Raveau, chef de bataillon (H) alias Pasteur, ex-membre du comité directeur de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA), titulaire de la carte de combattant volontaire de la Résistance no 183911 du 06.08.1980.
De Berne- Lagarde
Michel Borge
Pettelat
Jean Louis Clément Chavy (né le 23 septembre 1924 à Neuilly-sur-Seine. Engagé volontaire pour la durée de la guerre, le 20 septembre 1944. Démobilisé le 17 novembre 1945. Réserviste de l'armée de l'air (engagé en 1948). Décorations : croix de guerre avec étoile d'argent (2); avec étoile de bronze (1); Presidential Unit Citation américaine. Citations: à l'ordre de la division OG no 2 du Général de division commandant la 2e DB, général Leclerc, en date du 10.01.1945; à l'ordre de la division OG no 112 du général commandant le D.A.Atl, général de Larminat, en date du 06.06.1945; à l'ordre du régiment, OG no 110 du délégué général FFCI, colonel Josset en date du 27.03.1947
Leonard-Blancher
Jean-Marie Arbelot
Michel Aubry
Roger Birkel
François Borge
Bernard Kenel
Bouvier
François Chauvot
Jacques Chieze
Cesbron- Lavaux
François Clerf, capitaine (H) du Train, Croix de Guerre 39-45
Bernard Funk Brentano
Pierre Hommel, né le 26 août 1918 à Nice.
Gérard Hommel, né le 13 avril 1926 à Hanoï, frère du précédent.
Claude Honnorat
Imbert
Jean-Pierre Lassale
Leloup
Claude de Marne (1927), dans la Section motorisée du 15 janvier 1944 au 7 septembre 1944, avant d'être engagé volontaire dans la 2e DB.
De Milleville
Alain Marret, participa à la création de la Section motorisée, en allant à plusieurs reprises chercher à l'usine Gnome & Rhône de Gennevilliers gardée par les Allemands, des pièces détachées de side-cars et les transporta avec les risques encourus au PC de la SM. puis engagement dans le 501e Régiment de Char, 2e Division Blindée. Le 24 août 1944, le chasseur Alain Marret, a participé à l'assaut et à la libération de l’École militaire , faisant de nombreux prisonniers et se portant volontaire pour les reconnaissances dans les locaux occupés par l'ennemi. Excellent mécanicien et motocycliste, il enseigna à ses camarades de la Section comment conduire les différents engins. Après la Libération de Paris à laquelle il participa activement et s'en tira indemne par chance, il fut intégré à l'escadron de protection du général Leclerc au sein de la 2e DB aux côtés de Verdier et Azan. Le 16 décembre 1944, à Daubensand, à 30 km de Strasbourg, après avoir échappé à la mort lorsque le point d'appui qu'il occupait fut attaqué par 3 commandos SS, il aura le privilège de conduire le même jour dans son command car le général de Gaulle, le général Leclerc et le général Langlade, futur gouverneur militaire de Strasbourg. Décorations : ordre national du Mérite, Croix de Guerre, Médaille des Engagés Volontaires, Médaille de Combattant Volontaire et Presidential Unit Citation.
Pierre Mollard
Philippe Muffang (né en 1925) : organisation et mise en action de la Section motorisée, dans la Section motorisée du 1er février 1944 au 30 août 1944, avant d'être engagé volontaire dans la 2e DB.
Bernard Morand
François Perrier
Plancher
Schwartz
Pierre Thomain
Joseph Trombetta, spécialiste moteurs de Gnome & Rhône, détaché à la Section motorisée.
A. Trombetta, spécialiste moteurs de Gnome & Rhône, détaché à la Section motorisée. A participé à de nombreux sabotages et à des enlèvements de matériel allemand. Technicien éprouvé, a réussi le montage de toute une section motorisée de résistance avec de pièces détachées rassemblées clandestinement. A pris part le 13 août à un coup de nuit sur un dépôt d'armes allemand ; a participé avec courage et sang-froid dans les combats de la Libération de Paris.
Dominique Verdier (né en 1927), dans la Section motorisée du 1er janvier 1944 au 2 septembre 1944
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Lun 19 Sep 2016, 10:05

De mémoire il me semble que dans le film La neige et le feu de Claude Pinoteau dans une des scènes tournée à la préfecture de police on aperçoit une chenillette UE. Je rappelle que le musée de Saumur fut mis largement à contribution pour ce film. Michel Aubry étant le conseiller technique ( le rôle de Vincent Perez  s'inspire de lui, voir l’épisode du side-car récupéré par Michel Aubry)

http://www.cine-songes.com/fr/article/04001299/la-neige-et-le-feu/
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Pascal
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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   Lun 19 Sep 2016, 12:03

Merci Chauchat, c'est ce que j'adore sur ce forum, d'une simple maquette on en arrive à retracer une partie de la libération de Paris.

Nous voilà donc fixé sur une chose au moins, la chenillette a été prise aux allemands.

Pascal

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MessageSujet: Re: Chenillette UE PARIS 1944 question couleur...   

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